Maestro, please…

 

 

Grâces soient rendues à Arte, grâce à laquelle j’ai pu regarder hier un formidable documentaire (un film de Marie-Claire Margossian) consacré au pianiste Arthur Rubinstein. Quel artiste que celui-là, et quelle heureuse nature ! Lorsque j’ai découvert la musique classique, dans ma lointaine jeunesse, son nom est un des premiers que j’ai retenus. Il faut dire que j’aimais beaucoup Chopin, à l’époque (moins maintenant, mais encore toutefois…) et que c’était sans conteste le grand interprète de Chopin. Mais l’émission était intéressante aussi parce qu’elle laissait entrevoir l’homme dans son ensemble, sa philosophie de l’existence, son humour, son goût des cigares. J’ai découvert ainsi qu’il parlait formidablement bien (enfin, pour autant que je puisse en juger…) l’espagnol. Il faut voir comment il raconte, dans la langue de Cervantès, sa rencontre avec Albeniz !

 

Avec Robert Redford, en 1972 au festival de Cannes. Rubinstein avait alors 85 ans.

 

Présentation du film sur Arte : En tant que polonais et juif, Arthur Rubinstein a subi les tragédies du siècle. Il se définissait pourtant comme « l’homme le plus heureux que j’aie jamais rencontré », une capacité à jouir de la vie qui lui a permis de donner des concerts à 80 ans passés et de vivre jusqu’à 95 ans. Né en 1887 dans une famille de petits négociants polonais, Arthur Rubinstein est l’un des pianistes les plus populaires du XXe siècle. Mozart, Brahms, Liszt, Ravel ou Debussy : il s’est frotté avec virtuosité à de nombreux compositeurs. Il a aussi renouvelé le répertoire romantique, par sa compréhension fine de l’œuvre de Chopin. En quelques décennies, il a atteint une renommée internationale, au point de jouer à la cérémonie de baptême de l’ONU en 1945. Ce film retrace les principaux moments de la vie du pianiste, à travers les souvenirs de ses enfants, les témoignages de Jacques Chancel, ami de la famille, de Daniel Barenboim ou de Zubin Mehta, qui partagèrent l’affiche avec le pianiste.

 

 

Cela m’a donné envie de le réécouter. Je m’aperçois que j’ai de lui des disques vinyles (mais plus de platine pour les lire…) mais pas de CD. Il va falloir que j’y remédie ! L’intégrale de Chopin, par exemple…

image du New York Times

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