La splendeur d’Anderson

Il faut aller voir The Grand Budapest Hotel parce que c’est un très beau film, magnifiquement joué, qu’on rit beaucoup et qu’on admire une virtuosité rare. Le cinéma est un langage et diverses voix s’y font entendre ; celle de Wes Anderson (dans ce film en tout cas, car je n’en ai pas vu d’autre…) est un mélange de fantaisie délirante, de mélancolie sombre, de délicatesse, de lucidité, mixées avec une capacité d’invention impressionnante et suivant un rythme effréné.

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Je ne vais pas raconter l’histoire, je rappellerai seulement qu’elle se passe dans un pays imaginaire, la Zubrowka ( !) et que le personnage central est le concierge (en français dans le texte) du Grand Budapest Hotel, un immense palace en montagne, rose comme un gâteau baroque, accessible uniquement par un funiculaire. Monsieur Gustave, tel est son nom, porte au plus haut niveau qui soit l’amour du travail bien fait, et dans une Europe en proie aux démons totalitaires, il entretient l’illusion d’un monde qui nous apparaît comme déjà disparu. Wes Anderson a d’ailleurs indiqué s’être inspiré des romans de Stefan Zweig.

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Je noterai simplement aussi qu’un tableau de maître joue un rôle important, le Garçon à la pomme de Johannes van Hoytl (ci-dessus), et qu’on trouvera dans un article passionnant du très érudit Alain Korkos toutes les sources d’inspiration ayant abouti à cette peinture mystérieuse.

Le site officiel du film

L’article enthousiaste du Nouvel Obs

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