Honneur aux phares

Il y a peut-être, il y a sans doute des choses plus importantes, plus urgentes à faire, mais je trouve sympathique que le ministère de la Culture (bien discret ces temps-ci) ait pris le soin de classer au titre des Monuments historiques, comme il l’annonce dans son communiqué du 22 novembre, quatorze phares du littoral français, dont neuf situés en Bretagne. D’autres suivront dans les mois qui viennent.

Le grand phare de Bangor, à Belle-Ile-en-mer, au début du 20 siècle (DR)

 

Comme beaucoup de Terriens, j’aime les phares, dont on peut admirer l’architecture et qui sont souvent placés dans des paysages côtiers d’une grande beauté. Il en existe depuis l’Antiquité ; le phare d’Alexandrie, détruit au début du 14e siècle, fut considéré comme la dernière des sept merveilles du monde antique. C’est d’ailleurs lui, implanté sur l’île de Pharos, qui est à l’origine de leur nom. Jules Verne a écrit un roman, Le Phare du bout du monde, au sujet de celui construit à San Juan de Salvamento en Terre de Feu… C’est un repère, c’est un signe de la Terre à ceux qui sont en mer, et inversement c’est lui qui dit aux habitants des hinterlands que la mer existe.

Le phare du Créach à Ouessant (DR)

— plein d’infos sur le site « Phares et Feux »

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Jules Verne n’y est pour rien

Le Voyage au centre de la Terre (1864) est l’un des premiers romans publiés par Jules Verne. C’est aussi l’un des premiers que j’aie lus dans mon enfance et j’avais alors une véritable passion pour ce livre. En fait, ce qui me ravissait était surtout l’histoire du cryptogramme et  le fait que son décryptage était à l’origine de tout le reste.

(Alors que je viens d’écrire ceci, je tombe par le plus grand des hasards sur une phrase de Pierre Macherey, dans un vieux numéro du Magazine littéraire (février 1983) : « Les héros du Voyage au centre de la Terre n’avancent vers le centre que parce qu’ils sont possesseurs d’un message chiffré et qu’ils sont capables d’en reconnaître le reflet tout au long de leur route. »)

L’histoire commence à Hambourg. Le narrateur est Axel Lidenbrock, neveu d’un éminent géologue et naturaliste allemand, le professeur Otto Lidenbrock. Le professeur, amateur de vieux livres, a acheté le manuscrit original d’une saga islandaise, Heimskringla, (Histoire des rois de Norvège) écrite au XIIe siècle par Snorri Sturluson. Il y découvre un parchemin codé, rédigé en caractères runiques.

Axel et son oncle se passionnent pour ce cryptogramme, qu’ils finissent par déchiffrer et par identifier. Il s’agit d’un message d’un certain Arne Saknussemm, un alchimiste du XVIe siècle. Celui-ci affirme avoir découvert un passage vers le centre de la Terre, en descendant dans le cratère du volcan Sneffels en Islande. Le professeur et son neveu décident alors de tenter à leur tour l’aventure…

Le livre a été adapté au cinéma en 1959 par Henry Levin dans un film très moyen, mais où le merveilleux James Mason incarne le professeur Lidenbrock. (Il y a eu aussi un remake en 2008, mais je ne l’ai pas vu.)

Le volcan Snæfellsjökull en Islande

Le volcan Snæfellsjökull existe bel et bien et il est situé à l’ouest de la péninsule de Snæfellsnes, à environ 120 km de Reykjavík, entouré aujourd’hui d’un parc naturel. (Le nom de la montagne est en vérité Snæfell, jökull voulant dire glacier). Mais ce n’est pas lui qui a fait éruption dernièrement, rejetant les cendres volcaniques dont les journaux télévisés font leurs choux gras. Il s’agit de l’Eyjafjöll, également nommé Eyafjalla, volcan recouvert par l’Eyjafjallajökull, une calotte glaciaire.

(Images et synopsis Wikipedia)