Paul Auster, le hasard et la complexité


« Les histoires n’arrivent qu’à ceux qui sont
capables de les raconter.
De même, les expériences ne se présentent
qu’à ceux qui peuvent les vivre. »
Paul Auster

Pour sa prochaine séance de lecture, le groupe de l’Oeil Bistre propose un auteur que j’aime beaucoup et depuis longtemps… En attendant la sortie de son prochain roman, Sunset Park, retour sur une oeuvre des plus originales.

 

Hasard et coïncidences, identités et origines, échec, errance, perte de la capacité d’être au monde : les livres de Paul Auster reprennent inlassablement une quête obsessionnelle à laquelle seule l’écriture peut répondre. Depuis 1988, quand est paru en français le premier volume de sa Trilogie new-yorkaise, et à travers une vingtaine de romans, plus quelques essais et recueils divers, cet auteur américain poursuit son exploration. Les méandres de la mémoire, les convergences incongrues du quotidien, les rencontres improbables sont ses outils pour élucider les rapports complexes entre réel et illusion. Ils alimentent des narrations qui progressent, entre les jeux de miroir et les mises en abyme, pour dire le sentiment d’un désastre imminent, celui de la perte des repères, celui de la tentation du néant. Pourtant ces récits n’ont rien d’abstrait et se situent précisément par rapport à l’histoire et la géographie des Etats-Unis. Ils évoquent fréquemment l’univers urbain où ses personnages se croisent selon des figures subtiles et des parcours incertains.

 

Passionné de cinéma (il avait tenté le concours de l’IDHEC et a fini par réaliser plusieurs films, notamment Smoke et Brooklyn Boogie en collaboration avec Wayne Wang), Auster est aussi un ardent francophile, traducteur en anglais de grands auteurs : Mallarmé, Sartre, Blanchot, Bataille, René Char…

 

« Dans la vie, on fait rarement l’expérience de pénétrer le cerveau d’un autre. Seule la littérature offre cette possibilité : habiter l’esprit de gens qui ne sont pas nous. C’est pour ça que nous aimons lire. C’est pour ça que la lecture est si belle, si provocante, si humaine : parce qu’elle nous permet de partager avec les autres quelque chose d’intime. » Paul Auster

 

La lecture aura lieu le dimanche 10 avril 2011 à 17 h au café L’Apostrophe, 23 rue de la Grange-aux-Belles, 75010 Paris  – stations de métro : Jacques Bonsergent (ligne 5) ou Colonel Fabien (2). Informations : oeilbistre (arobase) gmail (point) com

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3 réflexions au sujet de « Paul Auster, le hasard et la complexité »

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