« Au pays des chiens morts »

« Le Mexique est un pays où il faut rester longtemps,
alors on cesse d’y être des voyageurs et il se referme sur vous
avec une puissance dont je n’essaierai pas
de vous décrire ici les effets ».
André Pieyre de Mandiargues,
Quatrième Belvédère

Ecrire un livre, le publier, quand on a la passion de la lecture, c’est souvent un rêve. Et voilà que quelquefois, le rêve se réalise et c’est ce qui vient de m’arriver… je publie mon premier livre, il vient de sortir et j’éprouve, à côté de la joie et de la fierté, une sorte d’égarement, comme si je ne savais pas encore comment réagir.

Rassurez-vous, ce n’est pas un roman, c’est un essai. « Le Mexique, un cas de fascination littéraire »… Il porte donc sur la fascination que le Mexique exerce depuis bien longtemps sur les écrivains (de langue anglaise ou française) qui l’ont visité, au point que certains y ont longuement séjourné et en ont fait la matière de leurs fictions. Une fascination qui ne manque pas d’ambiguïté et dont mon propre livre n’a sûrement pas épuisé les aspects complexes. Voici ce que dit le communiqué de presse :

Durant les cinq siècles écoulés depuis que Hernan Cortés mit pied, en 1519, sur l’île de Cozumel, au large de la terre du Yucatán, la fascination des Européens pour le Mexique ne s’est jamais démentie. Certains sont passés à l’acte, se sont embarqués dans des voyages longs et hasardeux, pour y chercher fortune ; d’autres se sont contentés de rêver inlassablement à un Mexique imaginaire, peuplé d’Indiens mystérieux et de serpents emplumés.

Au fil du temps, les espoirs matériels des uns, tout comme les songes incertains des autres, se sont nourris de livres. Au 20e siècle, un certain nombre d’écrivains ont fait une expérience particulière : celle d’avoir séjourné au Mexique de manière relativement durable (au moins plusieurs mois) et d’avoir fait de leur vision de ce pays la base de textes de fiction, écrits soit sur place, soit à leur retour, « à tête reposée ». Que cherchaient-ils, qu’ont-ils trouvé, et dans quelle mesure les réponses à ces deux questions peuvent-elles coïncider ?

C’est à ces interrogations que ce livre tente de répondre, à partir des livres de nombreux auteurs de fictions en langue anglaise et française, comprenant des œuvres majeures représentatives du thème proposé, comme celles de D.H. Lawrence et de Malcolm Lowry, ou des cas emblématiques comme ceux d’Antonin Artaud ou J.M.G. Le Clézio. Il examine comment une telle relation de fascination – ou plutôt de fascination/répulsion – des écrivains envers le Mexique a pu se développer et ce qu’elle a de commun avec l’attraction qu’il exerce souvent sur les voyageurs étrangers. Il établit, à travers l’étude des textes, un panorama détaillé des auteurs concernés et des modalités particulières de leur relation à ce pays si mystérieux. Enfin, il dégage des perspectives générales sur l’approche que les auteurs ont pu avoir du Mexique sur place, sur les diverses influences auxquelles ils ont pu être sujets (utopies, exotisme, primitivisme…) et sur l’apport de leur séjour à leur œuvre littéraire.

« Avec ce livre profond et très documenté, Elizabeth Legros Chapuis nous invite à connaître les auteurs et les œuvres qui se sont approchés du Mystère mexicain par la création littéraire. (…) Autant qu’un parcours entre des œuvres, ce livre est une invitation à la réflexion sur les liens entre littérature et espace géographique, entre la pulsion créative d’auteurs et l’influence du lieu où ils se situent. »

(Philippe Ollé-Laprune)

On peut aussi consulter la fiche du livre sur le site des éditions de l’Harmattan, où il est disponible également sous forme de e-book.
Comme c’est souvent le cas, l’éditeur a souhaité un changement de titre : mon titre initial est devenu le sous-titre du livre.
PS – Le livre est référencé à la FNAC et on le trouve aussi chez Amazon – ou directo chez l’éditeur.

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10 réflexions au sujet de « « Au pays des chiens morts » »

  1. Bravo pour la transformation de cet essai! ^___^
    Ceci dit, le choix éditorial (le changement de titre) me laisse perplexe.
    LE MEXIQUE: UN CAS DE FASCINATION LITTÉRAIRE remplit toutes les fonctions qu’on délègue à un sous-titre (apporter des précisions sur le contenu et le genre, dissiper une possible ambiguïté du titre, aider à « catégoriser » l’ouvrage) et s’il manque, en revanche, des qualités qu’on exige d’un titre (surprendre, intriguer, donner envie de lire, s’incruster dans la mémoire…) on pourrait au contraire lui trouver des défauts qu’un titre, spécifiquement, devrait éviter: longueur, technicité, manque de charge émotionnelle, surtout par comparaison avec le titre initial…
    … car, sur tous ces points, on pourrait dire sur le titre LE PAYS DES CHIENS MORTS: exactement le contraire!

    Bon, je reconnais que cet étonnement est celui d’un lecteur d’un autre siècle (un siècle où on ne connaissait pas d’autre moyen de se procurer un livre que d’entrer dans une échoppe encombrée d’échelles et d’escabeaux pour demander à un barbu à binocles un titre qu’on connaissait par ouï-dire…. si, si, je vous assure que c’était comme ça qu’on faisait!), et qu’à l’époque des e-books et de la recherche par mots-clés, les reproches qu’on peut faire à ce choix n’ont plus la même force….
    mais, justement, et pour les mêmes raisons, les objections qu’on a pu opposer au choix initial de l’auteur non plus!
    Au contraire, l’argument sensualiste (le plaisir incontestable qu’on éprouve à posséder dans sa bibliothèque un livre sur la couverture duquel s’étale le titre AU PAYS DES CHIENS MORTS) a conservé toute sa pertinence!

    Il nous reste, à nous e-lecteurs, à prouver (s’il en est besoin) à l’éditeur que certaines vieilles recettes (par exemple le bouche-à-oreille) fonctionnent toujours, en parlant de cet ouvrage autour de nous, et à formuler des voeux pour son succès!

    • Merci Tororo pour ce commentaire très pertinent. Le principal argument invoqué pour le changement de titre a effectivement été l’efficacité pour les moteurs de recherche… il fallait que le mot Mexique figure dans le titre. Je suis sûrement une lectrice d’un autre siècle (le 20e en tout cas…) et j’ai beaucoup apprécié ta description de la librairie « à l’ancienne » ! Et merci aussi pour les voeux.

  2. L’arrivée d’un nouvel écrivain, surtout quand il a du talent, est toujours une bonne nouvelle. La nouvelle est encore plus touchante, plus réjouissante, lorsqu’on a pu lire auparavant des textes de cet écrivain, de cette écrivaine, et partager avec elle des commentaires personnels.
    Je ne suis pas surpris et je me réjouis avec toi de ce nouveau « bébé » et de ce nouveau statut. Mes plus cordiales félicitations !

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