Jules Verne n’y est pour rien

Le Voyage au centre de la Terre (1864) est l’un des premiers romans publiés par Jules Verne. C’est aussi l’un des premiers que j’aie lus dans mon enfance et j’avais alors une véritable passion pour ce livre. En fait, ce qui me ravissait était surtout l’histoire du cryptogramme et  le fait que son décryptage était à l’origine de tout le reste.

(Alors que je viens d’écrire ceci, je tombe par le plus grand des hasards sur une phrase de Pierre Macherey, dans un vieux numéro du Magazine littéraire (février 1983) : « Les héros du Voyage au centre de la Terre n’avancent vers le centre que parce qu’ils sont possesseurs d’un message chiffré et qu’ils sont capables d’en reconnaître le reflet tout au long de leur route. »)

L’histoire commence à Hambourg. Le narrateur est Axel Lidenbrock, neveu d’un éminent géologue et naturaliste allemand, le professeur Otto Lidenbrock. Le professeur, amateur de vieux livres, a acheté le manuscrit original d’une saga islandaise, Heimskringla, (Histoire des rois de Norvège) écrite au XIIe siècle par Snorri Sturluson. Il y découvre un parchemin codé, rédigé en caractères runiques.

Axel et son oncle se passionnent pour ce cryptogramme, qu’ils finissent par déchiffrer et par identifier. Il s’agit d’un message d’un certain Arne Saknussemm, un alchimiste du XVIe siècle. Celui-ci affirme avoir découvert un passage vers le centre de la Terre, en descendant dans le cratère du volcan Sneffels en Islande. Le professeur et son neveu décident alors de tenter à leur tour l’aventure…

Le livre a été adapté au cinéma en 1959 par Henry Levin dans un film très moyen, mais où le merveilleux James Mason incarne le professeur Lidenbrock. (Il y a eu aussi un remake en 2008, mais je ne l’ai pas vu.)

Le volcan Snæfellsjökull en Islande

Le volcan Snæfellsjökull existe bel et bien et il est situé à l’ouest de la péninsule de Snæfellsnes, à environ 120 km de Reykjavík, entouré aujourd’hui d’un parc naturel. (Le nom de la montagne est en vérité Snæfell, jökull voulant dire glacier). Mais ce n’est pas lui qui a fait éruption dernièrement, rejetant les cendres volcaniques dont les journaux télévisés font leurs choux gras. Il s’agit de l’Eyjafjöll, également nommé Eyafjalla, volcan recouvert par l’Eyjafjallajökull, une calotte glaciaire.

(Images et synopsis Wikipedia)

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