George Sand et les oiseaux

Gouache de Jacques Barraband, peintre et illustrateur français (1768-1809)

George Sand était d’une origine socialement hybride : du côté paternel, elle descendait du maréchal de Saxe, fils naturel du roi de Pologne Auguste II ; mais du côté maternel, son ascendance était populaire. Son grand-père maternel, Antoine Delaborde, était oiselier, « c’est-à-dire qu’il vendit des serins et des chardonnerets sur le quai aux Oiseaux » (G.S., Histoire de ma vie). Elle en fait dériver la familiarité et l’affection que sa mère puis elle-même ont toujours eu pour les oiseaux, et déclare que « l’oiseau est l’être supérieur de la création ».

Le mot « oiselier » me ravit, précis et menu comme des petites pattes de moineau. Il ne faut pas confondre l’oiselier, qui élève des oiseaux ou en fait commerce, avec l’oiseleur qui attrape des oiseaux sauvages. En espagnol, langue que je ne parle que fort peu, il existe deux termes génériques pour dire oiseau : pájaro et ave. Les divers oiseaux se classent dans l’une ou l’autre catégorie selon leur manière de marcher : soit qu’ils sautillent à pieds joints (et c’est alors un pájaro), soit qu’ils marchent une patte après l’autre (et c’est donc une ave).

Et bien sûr, les oiseaux ne sont ni oiseux, ni oisifs. Ou alors ce sont des oiseaux rares.

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