Théorie de la narrature

J’ai toujours aimé les mots-valises qui permettent de combiner deux notions grâce à leur homonymie relative. C’est pourquoi j’ai été ravie quand, au fil d’une phrase que j’écrivais sur le sentiment de la nature qu’exprimait un narrateur, m’est venu le mot de narrature.

Qu’est-ce que la narrature ? A l’évidence, il s’agit d’une narration (selon le TLF : Récit développé dans une oeuvre littéraire ; exposé détaillé de la suite de faits et d’actions constituant l’intrigue) se rapportant à la nature (selon le TLF : Milieu terrestre particulier, défini par le relief, le sol, le climat, l’eau, la végétation). A l’école de la narrature se rattachent donc les écrivains de terroir, les Pourrat, les Pergaud – auquel Pierre Assouline a récemment rendu hommage – Genevoix, Giono, Bosco et bien d’autres… Des Canadiens… Des Suisses : Ramuz, Chappaz… Et il faut y inclure aussi le grand D.H. Thoreau, auteur de Walden, précurseur des écologistes ; et puis des gens comme Kenneth White ou encore les écrivains dits « du Montana », McGuane, Jim Harrison, Rick Bass…

Je lance ce mot dans le domaine public, n’ayant aucune envie de conserver sur lui une quelconque exclusivité. Naturellement.

(Image : paysage d’Auvergne, photo de l’auteur, qui ne se souvient plus de quelle rivière il s’agit…)

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