Corto Maltese fait escale à Cherbourg

Au hasard d’une recherche sur autre chose, c’est toujours comme ça que ça arrive, je viens d’apprendre qu’il y a en ce moment une exposition sur Hugo Pratt au musée Thomas Henry de Cherbourg. Je ne suis allée qu’une fois dans ma vie à Cherbourg, il y a des décennies entières, et franchement ce n’est pas la ville de France qui m’attire le plus (pour des raisons essentiellement… climatiques), mais là j’ai sacrément envie d’aller à Cherbourg.

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Car bien qu’étant très peu lectrice de BD, j’ai un très fort faible pour Corto Maltese, le beau marin solitaire, je possède pratiquement tous les albums de sa saga… Le trait de Pratt est remarquable, sa maîtrise de l’aquarelle et son usage de la couleur aussi. L’exposition a d’ailleurs pour fil conducteur l’art graphique du dessinateur.

« Vingt-neuf aventures, échelonnées de 1904 à 1925, façonnent les multiples facettes de la personnalité de Corto Maltese qui, s’il reste insaisissable, revêt l’aspect de l’aventurier mystérieux, romantique et anarchiste, lucide et ironique. Il traverse son époque comme un témoin toujours en retrait des évènements. Cependant il lui arrive d’épouser une cause souvent sous la pression de ces mêmes événements, comme dans Les Celtiques. Qu’elles soient vénitiennes, celtes, sud-américaines, africaines ou orientales, on retrouve dans ses aventures de fréquentes références aux légendes et aux traditions populaires », nous dit la Wikipedia. Je mentionnerai aussi les références aux savoirs ésotériques, dont Pratt – grand lecteur réputé posséder une bibliothèque de 30 000 livres – avait une connaissance approfondie.

Riche bibliographie et éléments d’information sur Corto Maltese sur le site Archives Hugo Pratt.

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2 réflexions au sujet de « Corto Maltese fait escale à Cherbourg »

  1. Il se balade dans les époques avec une désinvolture joliment colorée. D’une certaine façon, il semble toujours en fuite de quelque part – serait-ce de nous-même, patauds, réels, en butte avec l’éternelle pesanteur ?

  2. Sans doute en effet nous envions cette légèreté, cette désinvolture, cette élégance, nous les voudrions nôtres, quand nous avançons courbés vers la glèbe, englués de réel comme d’une résine perpétuelle.

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